Les dégats de la corruption en terres Comores
Le ton populaire est monté beaucoup plus ces dernières années. Quand on écoute ce qui sort des bouches des uns et des autres, on a l’impression que les comoriens découvrent par hasard un phénomène : la corruption.
S’agit-il d’un problème de sens qui aurait échappé aux esprits curieux et intéressés de la populace ? On ne peut pas se dispenser d’une telle question.Le mot est double face pourtant. Dans corruption, il y a bien corrupteurs et corrompus.
En société comorienne, que retenir à cet égard ?
Sous l’angle purement sociologique, les conclusions d’une analyse sont sans appel. La corruption, mal premier rongeant gravement un pays, inquiète la raison dans toutes ses dimensions. A un point où la puissance d’un phénomène par défaut et son enracinement dans les diverses sphères conduisent sans hésitation à souffrir d’une réalité inimaginable en pays du Minihadj et du droit napoléonien : la corruption culture.
A l’égard d’un droit comme de l’autre, corrupteurs et corrompus se dressent en défiants. Une véritable guerre contre foi et lois, sinon contre l’agencement social normal.
Que faire ?
Il y a bien une crise du juste. Certains parleront de crise morale mais l’expression « crise du juste » paraît plus appropriée pour être à la fois de la foi et du droit.
Au contact avec les bleds comoriens et ses occupants, on constate même qu’à partir du petit noyau social, la famille, chaque membre achète ses droits en son sein. S’il y a un acheteur c’est bien que quelqu’un vend quelque chose. Ainsi, le champ s’élargit sur le plan spatial comme dans tous les domaines jusqu’au plan étatique et contenu.
Des règles dans la coexistence ? On pourra toujours rappeler celles qui existent naturellement comme celles théoriquement posées par un quelconque législateur. Mais ont-elles droit de cité ? Bien sûr que non dans la mesure où elles sont devenues l’exception dans une société ébranlée par la corruption culture.
Au nom de la morale et du droit, il faut reprendre une société par l’éducation populaire, à contre-courant ; il faut tordre le cou de la négative conduite du singulier comme du pluriel idéologiquement tenant.
Pour arriver à bout d’un mal entretenu alors qu’à effets extrêmement néfastes, il est évidement incontournable de penser à des instruments de lutte. Faut-il rappeler que le tout dépend aussi d’une ferme volonté de quiconque autorité !
Il revient en effet à l’autorité, globalement vue, d’incarner naturellement l’idéale décence sociale.
S’agissant des Comores, la décence donc d’une autorité considérée comme corps, constitue la première pierre à poser pour bâtir une société comorienne nouvelle.
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