HAZI-HAKI-MASTEHI, il y a 18 ans de cela.

Publié le par XX

Shabab ! Il y a presque 18 ans de cela, nous avions dit « HAZI-HAKI-MASTEHI », principes fondateurs d’une société à donner forme, la tienne. Tu venais de naître et c’était surtout pour toi. Yeza hatru zipviri, ainsi nous le concevions.

 

Rappel 1

 

En effet, nous avions à cœur wo mwiso wahaho bo shababi car, en ce qui nous concerne, pour bon nombre yebahati yo ndjema bakaritsudjuwa ye saya ngiyo dje. Ce dont nous étions sûrs, c’était que nous nous estimions par un constat fait, avoir rejoint malheureusement le rang de nos aînés au destin non enviable et malgré leur vaillance.

 

D’un point de vue philosophique pourtant, ces concepts paraissaient unificateurs pour le long voyage de construction d’une société et un pays.

 

Encore que l’union qui fait en principe la force semble être une approche optionnelle en terres Comores ! Et il y a bien des raisons à cela et que l’on ne peut que réserver aux écrivains sociologues et politiques. Wanu na wasihe yehazi yahawo ndro ndro ndro wadjawu. Ze mbwade kazina wu lawa, yeka kazidja pvenulwa zaka zawe wuni wusoni mo wanantsi. Il y a donc, nous  semble-t-il, de la méthode de communication à trouver par eux-mêmes, au regard d’une société qui aime bien trop philosopher, et même face à l’urgence ! Et pendant ce temps, ngazendo nozidi.

 

Nous reprenons les mêmes concepts dix huit ans après, en les permutant et tentons de démonter une certaine logique qui aurait pu (ou) pourrait constituer le soubassement d’une société rêvée.

 

Haki, que nous traduisons par Justice entendue socialement et institutionnellement,  constitue une sérieuse carence dans la société comorienne, ceci depuis toujours et qu’aussitôt né, le futur citoyen comorien se livre à la quête de justice qu’il ne croisera jamais malheureusement durant le périple de la vie.

 

Certains seront tentés de nous rétorquer : « ye rifanyé pvoko zinu ze asbabu ngizo zindji na mengoni mwizo ndo wu mavu twamaan !». Humainement, nous ne pouvons qu’être sensibles ; nous ne pouvons que comprendre aussi mais, sans nous laisser non plus emportés par l’ »irréversibilisme ».

 

Pour une parenthèse qui a tout de même son intérêt, il est rapporté par un homme attentif et observateur qu’un père exceptionnel parce qu’à l’écoute de son enfant, bien que dépourvu des réponses à ses attentes, ledit père n’arrêtait pas de dire « Badi ye mwana woyi ngena hudu masikini » sans pouvoir lui offrir ne serait-ce que le plus petit des poissons de la mer. Mais, là au moins il lui accordait regard, le sentait et pressentait ses besoin. Manque de chance en effet pour un enfant, le père en question, malgré un sens moral, n’aurait pas pu faire quoi que ce soit en réponse ; il n’avait ni bétail ni eu la faveur d’être né à côté de la mer pour apprendre à pêcher.

 

La question est : « Waka wangapvi awu Ngwa wo wangapvi des enfants qui ont eu égard de la part de leurs parents comme Massoundi wa Hamadi et son père (paix à leur âme) en société comorienne ?

Le fondamental dans l’histoire est que Hamadi, géniteur de Massoundi qui avait un besoin de « Mba yirewo » se savait au moins dans l’obligation malgré lui. Mais, comme on dit souvent « à l’impossible nul n’est tenu », encore une reprise de la juste mesure par « Le moi penseur  Mzungu», puisque tout simplement déduite de l’Exception Divine parmi d’Exceptions « La yukallifu lwahu nafsan illa wusghaha… »

 

Revenons au réel au nom de la justice perçue par les hommes pour mieux atteindre la virtuelle divine, puisque nous disons hypocritement nous conformer à des fondamentaux moraux. Ye mwana kadja tamani ya zalwa, plutôt issu des œuvres de ses géniteurs. Yiyo dugha wa womba.

 

Alors, partons de là aux Comores pour atteindre une société avec un sceau d’une justice bicéphale : Justice sociale grâce au meilleur compost et qui entraîne celle institutionnelle irréprochable par l’effet culturel.

 

Mais en attendant, et parce qu’il faut arbitrer l’existant social en particulier, il nous faut une certaine dose de justice à la fois implacable et éducative.

 

A cet égard, nous pouvons imaginer qu’un législateur, des structures éducatives de la justice de base et une institution judiciaire de forme et de fond ; le tout dans un concert d’acteurs de la diversité des connaissances pourrait maintenir l’existant social dans une atmosphère vivable et d’espoir. Yizo nga zandzawo mdjitolewo, Zana na kawulu dzima bahi laho wendji (Nazikawuhe).

 

 

A suivre… 

 

Hbébé

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