Un climat social pourri à Mayotte
Un mois de crise sociale ; une crise qui, de jour en jour évolue très négativement et dont le schéma pour une résolution paraît avoir la peine du monde à se tracer. Ce qu'il faut retenir c'est qu'au fil du temps qui passe, en l'absence de solution, à l'instar d'un feu qui, généralement commence par une petite flamme, tous les secteurs d'activités de l'île se trouvent à présent gravement touchés par les conséquences d'une confrontation sérieuse entre capitalistes de la distribution et syndicats locaux en action collective contre "le saigner une population par les prix" avec, au milieu un Gouvernement français qui a du mal à arbitrer pour une sortie de tunnel dans lequel tout peut arriver.
A cette date du 27 octobre 2011, outre le chao social d'un mois du règne de la faim, de la soif et des pleurs en raison des drames quotidiens, la très gravissime des températures sociales est entrain d'exploser le tensiomètre.
On parle des structures de santé qui auraient du mal à assurer le service minimum en plus du fait que des voix syndicales de l'enseignement recommandent l'usage du droit de retrait par les enseignants et le cantonnement des élèves dans les foyers en raison, disent-elles, de l'insécurité régnante à Mayotte actuellement.
Jusqu'à hier, les populations des 2 îles principales de Mayotte formaient UNE grâce à l'unique transport public les reliant par un service minimum.
Inimaginable depuis ce matin du 27 octobre, le cordon ombilical est coupé par une absence totale de transport public (barge). La carence est palliée par (encore!) des gens à moyens, qui ont des vedettes privées et, moyennant bien sûr un tarif pour la tournée!
Et ainsi va Mayotte de l'Archipel des Comores, département français depuis mars 2011.