Sur le chemin conduisant à un cheptel dénommé « ylima Nkonko » dans le Mboudé

Publié le par ivembeni-connexion-club.over-blog.org

 

A l’occasion d’un bref séjour à Ivembeni au mois de mars 2010, le frère Hassani Youssouf alias El Farouk, un de ces jeunes locaux de l’espoir, m’a appris que lui-même et quelques braves personnes ont convenu de réaliser leur projet privé à intérêt collectif : Le premier cheptel de Mboudé appelé «Cheptel Ylima Nkonko » du nom d’un lieudit, à environ 2 Km d’Ivembeni et en direction de Sangani-Bandasamlini.

 

Idée salutaire, dans la perspective d’une extension de son champ incluant l’ensemble des divers métiers agricoles. J’avoue être séduit par une telle initiative qui arrime parfaitement avec une vue déjà évoquée dans un cadre général du développement de l’agriculture dans le Mboudé, il y a de cela 3ans.

 

L’état des lieux  du projet dressé par El Farouk en dit long sur la volonté de ses coéquipiers de l’initiative, dans le cadre de l’objet de l’A.D.C.I (association du développement communautaire d’Ivembeni)  et dans une vision de long terme.

 

28 bêtes importées d’Afrique de l’Est pour un début auraient déjà pris place, grâce à un capital financier formé de parts individuelles des personnes associées pour cela. Des bovins susceptibles de devenir de vaches laitières et de constituer aussi un véritable cheptel de boucherie dans quelques années, pour les besoins des populations de l’île de Ngazidja au moins. Tel est en tout cas le souhait de ces associés, a articulé le jeune El Farouk.

 

Demeure toutefois une question de taille, même si El Farouk paraissait avancer avec une ferme volonté d’emmener ses associés au but poursuivi. La formation nécessaire a-t-elle occupé la dimension requise dans la réflexion du projet ? Toujours est-il que des ONG opérant actuellement aux Comores seraient disposées à accompagner le projet. Ce qui laisse donc penser que la partie formation n’aurait pas été négligée; un investissement pilier pour la réussite d’une entreprise de cette nature.

 

En tout état de cause, une prise de conscience, peut-on constater, s’exprime chez cette nouvelle génération de jeunes. Ils ont l’air d’avoir peut-être compris que la vie ne se résume pas seulement aux échanges des places publiques à temps infini de palabres. L’initiative privée pourrait elle aussi constituer une anti-galère et aider à changer l’image présente d’une société dont on conclue à raison qu’elle attend que tout tombe du ciel.   

Le 07 mai 2010

Bébé                                                                                                 

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