Moroni : Immigration/Emigration, un passage obligé...
Services d’Immigration / Emigration, un passage obligé pour les « je viens » comme pour les autres prétendants aux voyages vers les diverses destinations du monde. C’est bien connu, les comoriens sont des grands voyageurs.
8h45 de ce lundi 12 août 2013, en séjour à Moroni-Ivembeni depuis le 23 juillet pour un coucou à ce qui reste d’une famille, aux amis (es) parmi des vrais (es) de la Connexion-Club.com, je n’ai pu échapper à l’autorisation de sortie du territoire de l’Union des Comores par visa de retour en France.
L’accomplissement des formalités auprès des autorités comoriennes compétentes en vue de ce visa de sortie du territoire est une épreuve, non pas en raison des arcanes de l’administration comme partout dans le monde et avec nuances mais, du fait du comportement d’un certain nombre d’individualités.
Sauf situation distinctive concernant un prétendant, ça devrait être la plus simple des formalités administratives. Elle l’est théoriquement en somme, pour dire les choses avec justesse et netteté.
Simplement les administrés se conduisent encore d’une manière pas très 21ème siècle de l’ordre pourtant, du respect de soi-même et des autres.
Au service d’immigration/Emigration, la réalité pour le moins incommode (peut-être saisonnière!) est que ça se bouscule grave comme sous disette suivi de largage de biscuits de survie, au titre d’une aide humanitaire.
Et pourtant, du balayage d’un regard, les services de l’Etat en général semblent faire l’effort de mieux faire pour mieux accueillir et servir ; exception toutefois d’une orientation de meilleure qualité pour ce qui est du service en question, après dépôt des demandes pour que candidats aux voyages sachent où attendre l’appel pour restitutions des documents de transport.
A cet égard, j’ai entendu des bouches d’au moins 15 personnes présentes se demandaient d’où viendrait le restituant des documents de voyages aux titulaires.
Pour un étranger, c’est un peu égarant même si information de la nature d’orientation se faisait de bouches à oreilles entre candidats dans l’attente de restitution ; un peu trainards dans cette galerie du premier étage du vieux bâtiment encore fonctionnel bien que d’aspect plutôt de monument historique.
Franchement, j’ai été personnellement peiné durant 2heures d’attente et d’observation des gens, de voir que des petits « je viens » et des étrangers hôtes de marque, parce qu’ils ont aimé les Comores et boosté une économie par la dépense touristique pendant leur séjour, conclure celui-ci par une atmosphère de bousculade insensée car tout le monde y a été finalement servi par une administration agissant (enfin !) vraisemblablement avec un minimum de déontologie, en temps et en heure.
D’une observation de situation, il ressort quelque chose qui pourrait être qualifiée de baroque. Généralement le fonctionnement de l’administration, quel que soit son degré élevé d’organisation, reste un objet de débat distingué de critiques bien souvent cruelles de la part des administrés, aussi insupportables de la part des serviteurs. Des critiques qui, en Union des Comores, se justifiaient bien par leurs fondements.
Mais à présent, il y a quelque chose comme un renversement de situation. Ce sont les administrés qui paraissent relever de l’étrangeté du fait des comportements qui sont préjudiciables à eux-mêmes avant quiconque et qui ternissent en même temps, quelque peu l’image d’une société vue par l’étranger.
Pendant ce temps d’Emigration/Immigration pour le besoin de service, avec un œil témoins en même temps, j’ai retenu les illustrations de ces bambins « je viens » qui s’excitaient en raison d’une atmosphère, s’interrogeaient aussi sur des manières méconnues dans des sociétés qui sont aussi les leurs.
Peut-être que l’étranger, lui aussi, questionne une société et son administration! Une sacrée image avec ou sans appareil.
Bien se comporter devant les services de l’administration de l’Etat en général, services soumis au principe du traitement égal des citoyens, on pensait pourtant qu’une telle culture a été bien acquise depuis le régime d’Ali Soilihi.
Pas chic en tout cas de la part de certains « je viens » qui semblent parfois mettre à l’écart des bonnes manières et règles immanquables ailleurs, au contact avec les administrations comoriennes !
Pour ces «chers je viens, je n’en reviens même pas…
MZE MCHINDA/Bébé