Le Twarab comorien s’invite bien dans les salles de spectacles en France

Publié le par XX

Après les Bals de la Diaspora comorienne des années 70, 80 et  jusqu’au milieu des années 90, deux type de divertissements ont fait leur apparition en force et par commutation dès la fin de ces années 90 :

Le Madjilis et le Twarab.

 

Le Madjilis, distraction culturelle et à évocations plus ou moins religieuses a servi de bouée de survie sociale pour la première génération de la Diaspora comorienne. Aussi, un peu comme une nouveauté imaginée et susceptible de générer des fonds permettant à cette première génération de clore avec hardiesse les multiples chantiers de développement de ces localités comoriennes, financés par ces puissants « je viens ».

 

Mais, le manque de réflexion sérieuse dans l’idée d’entreprise culturellement et au travers avec l’intention d’y tirer recettes, a trahi en tout cas ce qui semblait être la motivation apparente d’une génération à deux pas du repos mérité. Que des séquelles au sein d’une Diaspora et des localités ! Simple constat.

 

Le Madjilis est toujours incarné et lance parfois appel mais, la dynamique actuelle est loin de celle de départ. Alors que d’intérêt culturellement parlant et, en effet, occasion sérieuse de collecte de fonds au soutien des projets communautaires, les trahisons comptables et les mauvaises intentions inavouées des uns ont vidé de sa raison d’être le sens. Il en résulte un désintérêt manifeste.

    

L’ère du Twarab comorien s’affirme de plus en plus au contraire. Les spécialistes de la sociology de la communauté Diaspora sont attendus pour éclairer sur les raisons de la fougue constatée à chaque occasion de prestations musicales de cette nouvelle génération d’artistes.

 

Pour nous autres, nous nous permettons une première remarque à travers les foules humaines dans ces salles de parades « twarabouistes ». Les femmes sont considérablement représentatives et phénoménalement entraînées par les tempos et les chansons de ces artistes aux mélodies multiples. Des moments narcotiques pour le genre féminin de la Diaspora comorienne en particulier. Des jeunes garçons, et parmi eux des natifs même de France, tous emportés à chaque occasion à la fois par la musique et ces couplets qu’ils ne comprennent pas forcement mais, parce qu’ils sont tout simplement populaires.

 

Il y a bien des raisons à ce qui semble s’apparenter à des courts moments de délivrances pour deux composants d’une Diaspora notamment.

Certes, la Diaspora comorienne en France est très jeune. On imagine bien combien des jeunes, représentant en son sein en effet un bon pourcentage, ont naturellement envie de défoulement dans leur temps libre. Mais, est-ce suffisant pour expliquer une forte demande, parfois monnayée et fort heureusement sans déséquilibre en ce qui concerne la valeur monétaire d’une entrée pour consommer Twarab ?

 

L’effet de l’instrument bien joué sur le public consommateur est parfois magique, les musiciens actuels baignent, reconnaissons-le, dans un monde de la perfection aidée par une technologie musicale de l’extraordinaire. Ce qui donne plus de sensations dans l’emportement. La chanson du présent est, elle aussi de la thématique répondante. Elle parle des cœurs blessés, du souci de l’authenticité et de l’engagement, de l’homme bestiole et son comportement, de la sublimation du stimulus, des plaintes des âmes dans le désespoir entre autres.

 

L’effet de la chanson évoquant apitoiement est indiscutable sur bon nombre de ces femmes. A notre avis, il y a de la souffrance certaine sur fragilité naturelle du genre féminin et pour cause, le couple de la Diaspora comorienne est malade en raison de milles fardeaux et contrastes.

 

S’agissant de la jeunesse masculine et l’emballement par les twarabs des samedis soirs, outre le besoin de fuir l’ennui, soucis et du balayage momentané de la saturation qui est la conséquence d’une vie franco-comorienne rythmée par les mêmes épreuves et le même quotidien, la mélancolie pour beaucoup conduit à l’attachement, recherche et accrochage sur tout ce qui renvoie des spécificités, des images liées à une société, à un pays que l’on a cru à tort enfer alors qu’avec le recul plutôt Paradis. Certains vont jusqu’à se résoudre à l’incident de leur vie et d’autres admettent que s’expatrier en fin de compte, c’est se laisser prendre par le piège de la privation volontaire du sens de l’existence réelle.

 

Ici, à Ivembeni connexion, nous retiendrons essentiellement le Twarab comorien de France comme étant un curatif des âmes franco-comoriennes en particulier, au-delà de son caractère culturel, et occasion de quête pour soutenir financièrement les Comores.

Les prestataires de Twarab ont sérieusement un grand rôle à jouer au milieu d’une Diaspora très biculturelle en raison des contingences de son histoire.  

 

Ivembeni connexion

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