Le cas du journaliste Ahmed Ali Amir

Publié le par XX

Mérite-t-il la potence pour notoriété acquise sans débauche ?

 

Qui connaît Ahmed Ali Amir sait qu’il fait partie de ces rares journalistes comoriens qui exercent leur profession avec notoriété acquise et sans débauche. Evidement dans l’environnement comorien d’aujourd’hui ce petit nombre de la vraie plume est très exposé, plus que l’adversaire politique d’un régime, dirais-je.  Faudrait-il s’en étonner ? Non ! Ce serait comédien dans une atmosphère politico cyclonique à laquelle on a déjà donné un nom.

 

Le cas Ahmed Ali Amir est un acte de plus de la part d’un pouvoir et dans un processus répulsif à l’égard de ce qui irait en dehors de la norme de la confrérie officialisée.

 

Un journaliste est interdit aujourd’hui d’écrire parce qu’au-delà d’une appréciation d’un fait, ce qui n’est pas un pêché dans l’exercice de son job ; possiblement, il serait à même d’éclairer un peuple dans une période de tant de confusions.

 

On retiendra surtout plus grave dans cette affaire. Un avertissement aux journalistes comoriens qui, désormais doivent adopter un type de Dico ayant eu agrément de la congrégation régnante, pour le choix des mots dans l’expression. L’adjectif « discourtois », bien que collant parfaitement avec une situation, semble constituer une circonstance aggravante. Yiyo tsi andabu kweli wemdru wasubuti wahamba womtsawuwo waho wakomori wustehilwa.

Un indice de plus confortant l’opinion partagée selon laquelle la parole du roi est une loi et nul sujet ne doit livrer le moindre commentaire ou jugement, sous peine de muselière, pour moins pire. A se demander si dans nos petites îles aimées, à force, il n’est pas prêché « du couper- décaler » ! Car, que reste-t-il et qui serait de notre ère ?  

 

Oui. Autant que faire se peut, des journalistes comme A. Ali Amir ayant qualités doivent pouvoir faire leur travail et si tel n’est pas le cas, c’est toute la société comorienne qu’on a envie décidément d’atteindre.

 

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