Il ne peut y avoir Mamoudzou rêvée, au sein de la République française ou non, sans Moroni

Publié le par XX

bbQu’est-ce Mamoudzou rêvée par les combattants de Mayotte française ?

 

Certainement pas le fait de seulement détenir le sésame  CNI française. Pas même le seul fait d’acquérir un statut résultant de la conception organisationnelle de la France politique et administrative.

 

Et, ceux et celles qui ne se sont limités qu’aux sésame et statut n’ont absolument rien compris de l’esprit des leaders historiques de la lutte.

 

L’histoire maoraise à travers un clash politique avec Moroni (« Je ne veux pas de votre indépendance à la merde à la con » BAMANA), il y a de cela 38 ans en vérité, est certes politique mais fondamentalement  à visée socio-existentialiste. Il faut le faire comprendre pour que malentendus soient évaporés et à jamais. 

 

Du reste, une annotation pourrait être faite. Le basculement statutaire de Mayotte a mis à nu un certain nombre de situations que seule une infime partie de la population maoraise de l’alerte aurait bien souhaité qu’il eût au moins une conscientisation populaire forgée par les  voix politiques combattantes. 

    

Pour Mémoire, Jean-Paul Sartre dans son existentialisme semblait parler non seulement de la liberté de l’homme mais aussi de la responsabilité de celui-ci par rapport à son destin.

 

La question de la liberté des maorais me semble donc résolue car portée et appuyée officieusement et  enfin  officiellement par-dessus tout.

 

Mais, à grande allure, le monde devient de plus en plus UN et sur des cohésions régionalistes et là, la relation responsabilité et destin du philosophe français J.P. Sartre est à plus forte raison d’actualité ; elle interpelle même des consciences.

 

Convient-il alors de rappeler à des ardeurs que Mamoudzou n’est pas « à vol d’oiseau » de Marseille comme l’est cette seconde capitale française d’Ajaccio, chef-lieu de la Région Corse !

 

Mayotte, île de l’Archipel des Comores et 101ème département français est  naturellement à partir de Dzaoudzi « à vol d’oiseau » de Moroni, Antananarivo, Port-Louis, Victoria, Saint Denis de la Réunion, Bujumbura, Djibouti, Asmara, Addis-Abeba, Nairobi, Lilongwe, Maputo, Kampala, Kigali, Mogadiscio, Dodoma, Lusaka, Harare, Pretoria -Le Cap - Bloemfontein, Gaborone, Maseru, Windhoek et enfin Mbabane ; toutes des capitales au sens plein et, de l’Afrique de l’Est et australe.

 

En somme, même si Mamoudzou est en fait attelée dans certains domaines à Saint Denis de la Réunion ; cette capitale du 1er département français de l’océan indien est, elle-même politiquement parlant, entrain de se chercher un positionnement régional confortant ses acteurs économiques de manière remarquable. Autrement dit, elle roule avec intelligence pour son propre compte et, à terme pour le bien des réunionnais et des réunionnaises dans leur île mais aussi dans la région.

 

Ainsi, à moins de trahir alors un rêve porté à tort ou à raison et de désenchanter  en conséquence une populace, Mamoudzou est appelée à reconsidérer certaines  positions officielles qui vont à contre-courant de l’histoire et qui ne font évidement pas prospérer l’idée de bon voisinage. Il y va de l’intérêt vital des maorais et des maoraises.

 

mze mchinda alias Bébé

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