De l’absurdité des uns à l’irrationalité des autres, en pays Comores
Plus de 3,6 Milliards de francs comoriens pour organiser des élections « en cette fin de l’année 2010 »dans les îles et dans ce qui est dit Union des Comores ; un pays dans lequel la mécanique étatique est moribonde depuis 1995 et que les populations se pilotent toutes seules tant bien que mal. A cet état des lieux, il y a de quoi à se demander ce que veulent faire de ces comoriens tous ces gens des hautes sphères internes et internationales des décisions.
Absurdité sinon cynisme des uns vis-à-vis de ces populations lorsque l’on se souvient que parmi les motifs avancés pour donner pertinence à une initiative de retouches d’une constitution, dominait dans la soutenance politicienne le fait de réduire la grosse dépense résultant de la multitude d’institutions comoriennes ; une dépense jugée de la disproportion par rapport aux ressources dont dispose un pays.
Irrationalité sinon étrangeté des autres qui se disent de la facilitation pour le rapprochement, la meilleure solution et l’accompagnement des comoriens vers la sortie d’un macabre tunnel de vie de plus de 35 années, sachant eux-mêmes, par données relatives à la situation d’un pays, qu’obtempérer, disposer et aider à dépenser une telle somme n’a de réelle visée que de répondre aux envies de la minorité qui malmène pourtant et d’une manière continue ces populations.
D’accord, plus de 3,6 milliards de francs comoriens à consacrer à un processus électoral « scientifiquement » étagé. Mais pour quel but réel ? Apaiser les tensions d’une société qui l’empêcheraient, dit-on, de se développer ? Pure mensonge car, l’on ne se sert de cette société comorienne là justement et de ses problèmes que pour des fins qui n’ont rien de ce que l’on pourrait attendre. Des théoriciens même de superstructures institutionnelles et de la pensée politique en sont arrivés à conclure avec légèreté que dans un pays où l’électeur accorde ordinairement sa voix électorale via l’urne au frère, au fils de…, à l’enfant du village, de la région ; à celui qui a donné de l’argent ou susceptible de le faire une fois détenteur des clés des caisses de l’Etat, à l’abruti même pourvu qu’il soit issu de telle lignée … Pour ces théoriciens là, le seul fait que l’ont chante démocratie à jeu faussé et donc faussement nommée, enclencherait en même temps une suite de réponses aux problèmes comoriens. Faibles sont leurs pensées.
Voter est un devoir pour les uns, une obligation pour les autres. Et de toute façon, devoir ou obligation, pour répondre au mieux à l’un ou à l’autre, il est nécessaire de comprendre un minimum de ce dont on s’engage.
On ne vote pas aux Comores conformément aux principes démocratiques. La mise en posture des électeurs, condition première, ne constitue malheureusement pas encore une préoccupation, ni de l’autorité comorienne ni de ces organisations internationales de la facilitation. Ainsi, les processus électoraux permanents ne peuvent produire les effets escomptés. Accomplir un devoir civique sinon une obligation vis-à-vis de la patrie, cela commence tout d’abord par, au moins deux interrogations : pourquoi l’acte de vote et au profit de qui s’en remettre par accomplissement de cet acte. La majorité des comoriens n’en est pas encore là, et cela arrange bien les prétendants aux positions de confort par facilité.
Pourquoi tant de peine, de sommes parfois vertigineuses pour peu de résultats ?
Avec un revenu annuel par habitant estimé à 465 dollars, cela devrait faire réfléchir les partenaires des Comores.
Sous le prétexte d’aider les populations comoriennes à se relever, les partenaires des Comores n’enrichissent davantage et en parfaite connaissance que ceux qui ont fait des maigres ressources d’un pays les leurs et qui maintiennent dans leur naïveté citoyens et citoyennes dans la pauvreté par malices.
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