Un séjour de diagnostic social et de travail de sensibilisation à Ivembeni et ailleurs

Publié le par XX

 

PhotoTT BB sakuli 116 (9)J’ai scruté globalement Ivembeni tout d’abord, dès le 03 juillet 2012 et pendant plusieurs jours.

 

De mon inspection, il résulte ce qui suit et qui désole bon nombre de ses habitants : Les leviers communautaires sont entre des mains cassées, des esprits malins et de la rétrograde.

 

Dans une telle situation, l’élan d’un développement local propulsé  depuis l’an 2000 par l’Amicale Ivembeni Solidarité Comores se trouve alors dans un état traumatique pour ne pas dire comateux.

Les tenants de l’immobilisme voire même de l’orthodoxie de survie par miettes communautaires s’agrippent à l’instar des chauves-souris. Ils ont juré de tomber en même temps que les feuilles de l’arbre qui cachent les fruits de l’enfer les nourrissant.

 

Mais, le vent ne saurait tarder pour donner de la vue à la population et anticiper des morts sociales.

 

A un tel climat communautaire qui, selon certains témoignages, caractérise aussi la vie des habitants dans d’autres cités, Gouvernement comorien, assemblée nationale et conseils des îles auront du mal à faire admettre à des populations que ce qui s’y passe résulte du seul concours de circonstances ou de la faute de l’autre.

 

Ces mêmes institutions ont ouvert le grand boulevard aux suborneurs, par effets d’annonces ;  notamment celle récidivée de ces annonces, relative à cette chose appelée commune, toujours embryonnaire, et qui a donné occasion à certains charognards de quelques localités de se substituer  par auto-proclamation à des malheureux chefs des villes et des villages ! 

 

L’appel officiel à basculement social et structurel sans garde-fou rappelle un peu la neutralisation des pouvoirs sociaux classiques par les fameux comités anti-révolution, pour être vrai, de 1975 à 1978 et les détournements des deniers communautaires qui ont suivi. 

 

Au secours l’AMN !       

Devrions-nous nous réjouir que l’Association des Maires de Ngazidja existe, par-dessus un foutoir officialisé par trois pouvoirs déjà. Mais, faudrait-il qu’elle assume pleinement son rôle !

 

Le Colonel Azaly, au pouvoir de 1999 à 2006, et en retrait à Ngazidja, avait fait de la commune un objectif. L’Ayatollah Sambi avait conservé l’idée, de 2006 à 2010, en attente de l’heure de sa traduction en réalité iranienne. Le Docteur en pharmacie Ikililou aujourd’hui, son gouvernement, son assemblée héritée et ses sbires des îles entretiennent l’atmosphère de l’illégitimité autoritaire communale pour  parachever leur monde idéal de subornés, escrocs, déloyaux, hypocrites, truqueurs ; bref, un monde de l’immoralité. 

 

Que peuvent faire l’AMN et les autres ?

Structure associative avec personnalité juridique dès création autour de l’idée de commune à Ngazidja, elle est admise, jugée bien fondée et a acquis homologation au-delà des frontières.

 

A cet égard, sous la présidence de Mohamed Saïd Abdallah Mchangama, elle s’est illustrée comme crédible interlocutrice en préétablissant des coopérations multiples avec des institutions  des pays amis des Comores mais aussi avec des entités de dimension régionale ou internationale ; coopérations préétablies que les autorités officielles intéressées des temps n’ont eu qu’à officialiser par cérémonies de signatures.

 

Ainsi, l’AMN pourrait jouer aussi le rôle de garde-fou en exigeant au moins des rapports moraux à ses membres durant cette période de gestation communale et de transition.

In extenso, la notion même d’intérêt collectif oblige l’AMN à agir en justice contre un de ses membres qui aura failli à sa mission d’administrateur et de  gestionnaire de l’excellence.

 

Tout aussi, au titre d’une politique de prévention aux conflits entre citoyens dans les localités, un Ministre de l’intérieur s’affirmerait bien dans son rôle en ayant l’oreille un peu plus attentive sur ce qui se vive dans lesdites localités et sur ce qui s’y dise avec hargne par des pauvres habitants, du matin jusqu’au soir.

 

Un Procureur de la République en fin pourrait s’en inquiéter à partir du moment où, ici et là,  l’on commence à parler avec véhémence de dilapidation et de détournements de l’argent des localités.

 

A ce que personne n’en ignore.

 

mze mchinda alias Bébé

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