Officiers et agents de l'état civil comorien. Former pour la formation ?

Publié le par XX

bbDes officiers et agents de l’état civil comorien ont bénéficié d’une formation prise en charge par l’Union européenne et dans le cadre du PCD, rapporte-t-on ces derniers temps (Al-watwan du 10 février 2012).

 

 Mais, par cette manière de faire, le problème de l’état civil comorien est-il sérieusement pris dans toute sa grandeur ?

 

Certes, la formation est absolument nécessaire pour qu'en la matière l'improvisation prenne fin, et enfin.

 

Simplement, ceux qui nous gouvernent  aussi  depuis  l’indépendance sont passés par les écoles de formations. Mais ont-ils cru à l'importance du savoir et de l'utilité d'application? Sujet à discussion lorsque nous vivons  continuellement toutes les bêtises des uns et des autres, parfois même dans leurs domaines de prédilection, théoriquement du moins.

 

Dans ce domaine précis de l’état civil, au-delà du fait que la culture acquise par une société durant 134 ans, d'une puissance tutrice et qui n'a suscité en aucun moment l'obligation nécessaire de matérialiser l’existence juridique de tous les  comoriens, ce qui aurait eu pour conséquence des sujets de droits, d’obligations et de devoirs, et cela pour diverses raisons ; absolument rien de sérieux n’a accroché depuis la raison de l’autorité comorienne aux commandes, démontrant  une réelle volonté  pour  l’ intérêt national de savoir combien d'âmes elle a en charge dans un pays. Les quelques timides tentatives entreprises ne l’ont été que pour les besoins de cette ancienne puissance tutrice (…).

 

Alors, et à toutes fins utiles ;  sur qui pèse l’obligation de ténue et de fiabilité de l’état civil des comoriens ?

 

Naturellement sur l’Etat comorien. Mais, celui-ci a-t-il décidé enfin d’y mettre les moyens pour l’intérêt avant tout de ses nationaux ?

Là est la grande question car si tel est le cas, l’autorité serait appelé à s’engager sur, à peu près, le réel quantitatif pour  prétendre  tenter de répondre aux attentes des comoriens dans tous les domaines et dans un cadre politique global et clair. Ce qu’ont toujours craint les détenteurs du pouvoir comorien par accident ou ceux issus de l’aspiration dans des formats plus ou moins structurés de lutte politique.

 

Les projets peuvent donc  être soutenus par les bailleurs de fonds et, tant mieux. Mais, du sérieux Messieurs et  Mesdames les gouvernants,  « experts » et  bailleurs de fonds à leur soutien.

 

En l’espèce, la nécessité de sensibiliser les population pour un état civil fixe dès naissance de chaque citoyen, la réelle importance à démontrer par des autorités dans leur conduite de faire vivre les citoyens ainsi dans une Nation et le besoin des gouvernés de mieux contrôler les actions  des gouvernants pour contrecarrer le discourir théorique et politicien ;  tout ceci, loin des pseudo-reformes de circonstances et du spectacle politique, devrait en constituer en liminaire le premier chapitre plutôt d’un grand projet à intérêt national. Un projet à caractère réformateur  et qui pourrait  aider à propulser l’Etat comorien à atteindre des multiples objectifs positifs.

 

Alors, reformons ce pays avec un peu plus de patriotisme et d’intelligence, et que ceux qui veulent bien aider les Comores le fassent en prenant en compte la pertinence de ce qui est supposé réfléchi par ceux qui prétendent plaider pour son compte et celui de ses populations.

La clarté sur les difficultés des Comores à présent (…) ne laisse aucune zone ombrageuse accordant place au moindre amateurisme.

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