La survie de la présidence tournante dans l'Archipel des Comores dépendra de la gouvernance mohélienne

Publié le par XX

Au plus profond d'une crise séparatiste aux Comores en 2001 naissent les idées de présidence tournante et d'autonomie des îles composant l'Archipel.

 

L'approche a eu le mérite d'être plus ou moins un instrument réducteur des ardeurs opportunistes qui n'avaient pas réellement un projet en phase avec un monde d'aujourd'hui ; un monde devenu de plus en plus un par la vitesse des engins transporteurs des personnes et biens, les technologies extraordinaires de communication ou de contacts et le "standardisme" des conduites dans la vie des sociétés.

 

L'étonnement fut grand en tout cas à la fin des années 90 lorsque des serviteurs de l'Etat comorien originaires de l'île d'Anjouan, et juste au lendemain de leur éjection des sièges des ministères, ont prétexté pour justifier le bien fondé de leur œuvre, qu'une Ngazidja demeure bénéficiaire seule des bienfaits dudit Etat. C'était bien oublier que cette île de Ngazidja ne conserve encore visage que grâce à une sociologie spécifique de coexistence de ses populations et à un dénominateur commun des habitants (s'il vous plait !) : Le collectif avant l'individuel.

 

Ainsi, l'argument mis en filigrane pour justifier un comportement en 1997 ne méritait même pas la moindre contradiction immédiate en riposte. Il fallait laisser dire et attendre avec patience ce temps précis ; encore que ne faudrait-il pas aussi laisser le fameux "embargo" mohélien accoucheur de la pensée "équilibre des îles"(comme si Tananarive est égale à Diego) du début des années 90 conduire le navire là où il le souhaite avant de passer à la réplique par la démonstration ?

 

Nous pensons que oui, au nom du pacte tournant mais, l'au-delà Sambi après Bacar et conséquences sur précisément cette Grande Comore jadis tant haïe gratuitement, rappelons le, par Mayotte politique, parce qu'elle est simplement Grande, pourrait-on en conclure, et étouffée, maintenue depuis des années au point mort alors qu'en élan de développement par Anjouan politico-opportuniste, parce qu'elle a encore des signes de vie grâce à une forte solidarité de ses populations et Diaspora ; cet au-delà là et stigmates, sérieusement décortiqués en ce moment par les médias d'investigations et autres institutions intéressées, nous conduisent en liminaire à porter en public une position ruminée à basse voix par beaucoup de Grands comoriens, enfin!

 

Nous composerons encore pour Un, après Mohéli aujourd'hui en charge du tableau de bord d'une Union des Comores et parce qu'apparaîtraient des signes laissant penser qu'il existe bel et bien un amour. Sinon, nous nous quitterons à jamais pour mettre un terme à l'emprise du mal invivable.

 

Le peuple Grand comorien est fatigué par des concerts aux fausses notes, contracté en raison du comportement de ces dirigeants comoriens aux affaires qui, dans l'exercice de leur pouvoir s'dossent sur des fausses opinions internationales en leur faveur et sur des appréciations d'instances internationales en décalage avec la réalité quotidienne de la populace ; appréciations justement faites sur la base des rapports négociés de ces fameuses opinions internationales par individus représentants.

 

Comment dire les choses autrement? N'a-t-on pas conclu dans les cercles d'analyse de la crise institutionnelle comorienne qui ont voix que celle-ci serait liée en particulier à l'état de la situation socio-économique d'un pays ? Où en sommes-nous aujourd'hui après une gouvernance d'un régime accompagné par l'intérieur et l'extérieur international officiel dans toutes ses dimensions ? L'état du social comorien est plus qu'à plaindre, l'économie est réduite au bricolage et en même temps, on parle de détournements de biens de l'Etat, avec des chiffres monétaires conduisant à la convulsion.

 

Quelques questions méritent tout de même d'être posées pour réponses. Où était le Dr Ikililou, vice président élu d'hier et Président de l'Union des Comores aujourd'hui ? La terreur à Beit Salam était telle qu'il fallait faire le choix entre la voie d'un Guy Môquet et celle d'un Philippe Pétain?

 

Au Dr Ikililou, Président de l'Union des Comores, il faut des actes qui relèvent de la dérogation pour arriver au réel désenvoûtement, à apaiser son esprit personnel et pour arriver à trouver la bonne alchimie afin qu'existe encore une Union des Comores demain.

 

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