De la diplomatie pour un Etat comorien et non une strangulation diplomatique permanente

Publié le par XX

Un langage qui n’est pas franchement diplomatique a caractérisé ces derniers temps la diplomatie de Moroni.

 

Des raisons d’une crise, s’est trouvé mis en exergue par le verbe, plus que jamais le problème de Mayotte ; île comorienne en vertu de la résolution 3385(XXX) de l’assemblée générale des Nations unies ouvrant la porte par reconnaissance à un Archipel de Comores  comme Etat membre le 12 novembre 1975. Un Archipel qui,  jusqu’au 6 juillet 1975 fut colonie française dans un cadre statutaire de Territoire.

 

Après le Général De Gaule, La France politique des années 70, entendit orienter autrement l’histoire de l’Archipel et une classe politique comorienne y a aidé par opportunisme (…). Ce sont les faits.

S’agissant du droit, ce fut par la suite l’affaire de l’ONU internationalement et l’OUA actuelle UA dans un cadre continental, ceci grâce à l’intelligence et le déterminisme d’une poignée d’hommes politiques comoriens de l’exception et quoi que l’on a dit d’eux par raccourcis de certains détracteurs dans des mythomanies collectionnées.

 

Mais, Qu’aurait-il fait le Président Cheikh en 1974 - 1975, s’il était encore parmi le comoriens et aux commandes ?


Mort en mars 1970, après tant de batailles au sein de l’Assemblée Nationale Française de 1945 à 1961 en tant que député et identifiant de l’Archipel de Comores encore au sein de l’île de Madagascar , Cheikh dans sa mission nationale a, en même temps, fait évoluer à la vitesse rapide le statut de  l’Archipel, de dépendances à Territoire des Comores en 1946 pour finir par briguer la Présidence du Conseil de gouvernement de Comores en cette année 1961 ; une consécration, pourrait-on le penser, pour son engagement aux côtés du Général De Gaule dans un contexte pressoir de décolonisation.

 

A travers une carrière, Cheikh avait déjà tracé la voie politico-stratégique pour l’homme politique d’un Etat comorien à venir et dans un monde en pleine mutation. 

 

En somme, la pensée de SM. Cheikh, Président du gouvernement des Comores, sur l’évolution statutaire de l’Archipel à sa charge depuis 1961 pourrait avoir comme photographie une conduite politique de  progression graduelle et intelligente et, ceci malgré un contexte pesant de blocs idéologiques et de pressions aveugles d’une élite comorienne indépendantiste seulement pour l’indépendance.

Le cadre d’une diplomatie comorienne future et vitale selon nous se trouvait ainsi préfiguré par le pragmatisme affiché d’un homme dans une carrière ; un homme réellement comorien et connaisseur des intérêts des Comores.

 

Le message fut-il compris depuis sa mort ? C’est bien à cette question que penseurs de politique et des institutions comoriennes devaient réponse pour aider une diplomatie comorienne toujours spectacle et inutile à trouver la vraie voie.

 

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